Apnée du sommeil

Syndrome d’Apnées Obstructives du Sommeil

Une pathologie multifactorielle

Le Syndrome d’Apnées Obstructives du Sommeil (SAOS) est une pathologie qui touche environ trois millions de personnes en France. Le SAOS survient plus fréquemment chez les hommes (2/3) que chez les femmes (1/3). Cette pathologie résulte de l’obstruction par la langue des voies respiratoires au niveau du pharynx.

La langue relaxée va s’affaisser contre les parois du pharynx lors de l’inspiration au cours du sommeil, entraînant des épisodes d’asphyxie.

Dans certains cas, le patient va alors se réveiller une fraction de seconde (micro-éveil), inspire, puis se rendort. La plupart des personnes atteintes de SAOS l’ignorent, et se sont souvent les personnes de l’entourage qui détectent les premiers signes.

  • SAOS enfant

    Entre 6 et 7 ans, près de 7% des enfants font de l’apnée du sommeil. Un enfant qui ronfle a des chances accrues de présenter une apnée du sommeil, mais ça n’est pas le seul symptôme à prendre en compte. Une respiration bruyante pendant le sommeil ainsi que des arrêts de la respiration sont des symptômes d’un SAOS. L’hypertrophie des amygdales, conséquence d’une respiration buccale et le surpoids sont des facteurs favorisant le SAOS chez les enfants.

    L’apnée est considérée comme modérée au delà d’une apnée par heure et sévère au delà de 5.

    Les causes majeures de l’apnée du sommeil sont issues d'une dysfonction de la langue, et les conséquences sur le développement physique et intellectuel de l’enfant peuvent être très importantes.

  • SAOS adulte

    L’obstruction des voies respiratoires est multifactorielle. Elle peut notamment être due au volume excessif de la langue, à la perte de tonicité de ses muscles et à des facteurs anatomiques telles que des déformations oro-maxillo-faciales. Elle est largement favorisée par le surpoids et le vieillissement.

    A partir de 10 apnées par heure le SAOS est considéré comme une pathologique modérée. Au delà de 30 apnées par heures, elle est considérée sévère.

    De tels arrêts respiratoires fatiguent le cœur et entraînent un défaut d’oxygénation de l’organisme, avec pour conséquences des risque de complications cardiovasculaires (infarctus, AVC, hypertension artérielles …), métaboliques (diabète, obésité …) ou neurologiques (dépression, troubles de la libido, …).

Répères

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